Un accord de coopération a été signée ce mercredi à Rio de Janeiro entre l'Université de Liège (ULg) et d'Université Fédérale Fluminense (UFF), à Niteroi. Cet accord devrait permettre la création à Niteroi d'un centre d'excellence en matière de gestion globale de la mobilité, par la ville et le port de Niteroi, en collaboration avec l'ULg. Le port de Niteroi est le port industriel de Rio de Janeiro. Rénové, il a repris ses activités il y a un an. Des collaborations existent déjà entre les deux universités. En juillet, le professeur Jean Marchal, responsable du centre d'analyse des systèmes de transport (ANAST) de l'ULg, et son équipe ont dispensé des stages à l'UFF dans le domaine de la construction navale.

Le Brésil, qui dispose pourtant de 7000 kilomètres de côtes et de nombreux fleuves, n'a jamais développé intensivement le transport fluvial. La situation semble s'inverser et le pays veut également acquérir des connaissances en matière de construction navale. Les séminaires de l'équipe du professeur Marchal ont connu un grand succès, notamment dans le chef d'ingénieurs de l'armée brésilienne. La convention signée ce mercredi en présence de la ministre wallonne de la Recherche, de l'Enseignement supérieur et des Relations internationales, Marie-Dominique Simonet, devrait permettre d'intensifier les échanges et les projets de recherche, mais aussi de mettre sur pied des cours sur le transport intermodal fluvial et fluviomaritime.

Les cours devraient s'articuler autour de trois axes : technique, économique et relatif à la gestion. Le diplôme obtenu à l'issue de ces cours aurait la même valeur au Brésil et en Belgique. "Le Brésil a longtemps négligé le transport par la voie d'eau. Nous avons chez nous une grand expertise que nous apportons ici", a expliqué Jean Marchal, avançant le projet de mise sur pied d'un "centre d'excellence", à l'instar des centres déjà installés en Indonésie, au Vietnam et en Equateur. "Nous avons chez nous des 'navires mer' qui remontent le Canal Albert.

« Ce type de bateaux pourraient intéresser les Brésiliens », a remarqué la ministre Simonet. La collaboration s'effectue toujours dans le cadre d'une relation "win win" (donnant donnant). "Les Brésiliens pourraient pour leur part offrir une expérience en matière de biocarburants. Des carburants à l'alcool de canne sont présents dans toutes les stations essence et toutes les voitures sont équipées pour le recevoir", a souligné M. Marchal. Le coût d'un litre de biocarburant est de quelque 50 cents, soit la moitié du prix d'un litre d'essence. (belga)

7sur7.be - 15/11/07 - 07:24

 

Retour à l'accueil