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Brésil Ceara Fortaleza

Brésil et France unis contre la leptospirose

Des scientifiques français et brésiliens, issus respectivement de l’Institut Pasteur et de la Fiocruz Salvador, ont identifié le gène clé de la transmission de la leptospirose dans la bactérie vecteur de la maladie. Cette découverte a été confirmée lors d’une expérience durant laquelle le gène a été inhibé, cette bactérie n’a alors pas été en mesure d’infecter le cobaye. Ces travaux ouvrent des perspectives pour la mise au point d’un vaccin.



Il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccins contre cette maladie qui a touché près de 3.600 personnes au Brésil l’an dernier avec 10% de cas mortels. Dans les autres pays tropicaux, le taux d’infection par an est proche de 10 pour 100.000, nombre qui peut croître exponentiellement lors d’épidémies ou de fortes pluies. La leptospirose est généralement transmise à l’homme par l’urine de rats, mais peut l’être également via le porc, le chien ou le chat.

Contamination

Les rongeurs constituent le réservoir bactérien. Ces animaux rejettent les bactéries Leptospira dans le milieu extérieur par leurs urines. L’homme se contamine le plus souvent par contact cutané ou muqueux avec la bactérie, au niveau d’une plaie ou au contact d’une peau "macérée" par une immersion longue dans une eau infectée. Le germe n’est généralement pas présent dans la salive et les morsures ne jouent pas un rôle direct dans la contamination de l’homme (elles sont cependant à l’origine de plaies pouvant offrir une porte d’entrée à la bactérie). Par la suite, les bactéries passent dans le sang où elles se multiplient puis gagnent la rate, le foie, le cerveau et d’autres organes. Les lésions les plus précoces sont les lésions des endothéliums vasculaires.

Symptômes

La période d’incubation de la maladie est d’environ 15 jours. Les premiers symptômes associent fièvre, frissons, douleurs musculaires et céphalées. En quelques jours les signes évoluent avec des atteintes viscérale, hépatique (ictère cutanéo-muqueux ou jaunisse), rénale (insuffisance rénale fonctionnelle) voir une méningite hémorragique (saignements diffus). Actuellement, la mortalité est de 2 à 5%.

Diagnostic

Le diagnostic est difficile si l’on n’évoque pas la notion de risque. Il passe par la recherche de germes donc par l’isolement de la leptospire dans le sang (hémoculture) au cours des cinq à sept premiers jours, dans le Liquide-Céphalo-Rachidien, dans les urines à partir du 12 ème jour. On peut également faire un examen sérologique qui correspond à la recherche d’anticorps (ELISA, Martin et Petit).

 

 

Sources Folhaonline et Institut Pasteur

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=31907

 

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