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Brésil Ceara Fortaleza

Des algues pourraient traiter le sida, selon des chercheurs brésiliens

Romandie.com

Des scientifiques brésiliens ont affirmé vendredi avoir découvert dans des algues marines des composants qui pourraient être utilisés pour la prévention et le traitement du virus du sida.

 

L'Institut Oswaldo Cruz, qui a dirigé la recherche, n'a pas dévoilé les noms de ces substances mais a indiqué avoir obtenu des résultats "prometteurs" lors de tests pré-cliniques.

 

"Les substances étudiées peuvent être utilisées aussi bien pour des médicaments destinés au traitement de malades qui vivent avec le virus VIH-1 (qui provoque le sida) que pour la prévention de la contamination avec le développement d'un microbicide d'action local", a souligné l'institut dans un communiqué.

 

"Le microbicide est à usage vaginal, permettant aux femmes de l'utiliser sans le consentement de leurs partenaires", selon l'Institut.

 

Les chercheurs ont examiné vingt-deux composants naturels trouvés dans des algues marines du littoral brésilien et en ont sélectionné trois pour le développement d'antirétrovirus contre le VIH.

 

"La grande différence est la faible toxicité de ces substances, alors que les médicaments disponibles sont efficaces mais toxiques", a déclaré l'immunologiste Luiz Roberto Castello Branco.

 

"Si tout se passe comme prévu, nous commencerons en 2010 la phase clinique, avec des tests sur des patients", a-t-il ajouté.

 

Cette nouvelle thérapie antirétrovirale "permettra de soigner des patients résistants à la combinaison de médicaments existants. En outre, l'origine naturelle de la substance, une algue non toxique, est une sécurité pour l'application du produit", selon le chercheur.

 

Le Brésil, avec près de 190 millions d'habitants, compte quelque 620.000 séropositifs et 190.000 malades du sida qui ont droit à des soins gratuits.

 

Hormis l'AZT, tous les médicaments utilisés actuellement au Brésil contre le sida sont importés ou contiennent des substances importées et synthétisées dans le pays, le tout pour un coût d'un milliard de réals (environ 613 millions de dollars).

 

 

 

http://www.romandie.com/infos/news2/080829205619.h1vgukx4.asp

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