Agence France-Presse -Brasilia

La police brésilienne a déjoué une série de cambriolages destinés à renflouer les finances de l'organisation criminelle responsable des violences qui ont fait 180 morts à Sao Paulo en trois mois, a-t-elle annoncé vendredi.

Un total de 28 personnes «très dangereuses», membres du Premier Commando de la Capitale (PCC), ont été arrêtées alors qu'elles creusaient un tunnel, ont indiqué les policiers.

Les autorités attribuent à cette même bande le cambriolage, il y a un an, du siège de la Banque centrale de Fortaleza, la capitale du Ceara (nord-est), considéré comme «le plus grand casse» de l'histoire du Brésil : l'équivalent de 70 millions de dollars y ont été volés et les auteurs du vol n'ont jamais été retrouvés.

Le ministre brésilien de la Justice, Marcio Thomaz Bastos, a affirmé que les personnes arrêtés vendredi «font partie d'une bande organisée au niveau national», spécialisée dans les cambriolages de banques et d'entreprises de sécurité bancaire.

La bande s'est fait prendre en essayant de cambrioler deux banques de la ville de Porto Alegre, la capitale du Rio Grande do sul (sud du Brésil), en creusant un tunnel de 85 mètres, selon la même méthode que pour le casse de Fortaleza.

«Le tunnel mesurait déjà près de 80 mètres» de long, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police de Porto Alegre.

L'opération policière, préparée depuis un an, au lendemain du casse de Fortaleza, continuait vendredi dans plusieurs États du pays, a précisé la police.

Le PCC a été fondé en 1993 dans les prisons de Sao Paulo. Il est dirigé depuis les prisons et alimenter en fonds par des cambriolages, du trafic d'armes et de drogue et des enlèvements.

Pour obtenir de meilleures conditions de détention pour ses chefs, le PCC a attaqué au cours des trois derniers mois des objectifs civils et militaires, faisant 180 morts dont une quarantaine de membres des forces de l'ordre.

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