BRASILIA, 20 oct 2006 (AFP) - Le crime organisé au Brésil tente de faire pression sur la politique, à l'inverse des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui ont versé dans la criminalité, a affirmé le candidat social-démocrate à la présidence, Geraldo Alckmin, dénonçant l'offensive politico-électorale d'un groupe mafieux pour porter préjudice à sa candidature.

 

 

"En Colombie, la politique a migré vers le crime, les FARC ont commencé dans la politique; au Brésil, il se passe le contraire, le crime migre vers la politique", a déclaré vendredi M. Alckmin à la station de radio CBN, à quelques jours du second tour de la présidentielle du 29 octobre où il affrontera le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva.

Ancien gouverneur de l'Etat de Sao Paulo, M. Alckmin a dénoncé les motivations politiques de l'offensive de l'organisation criminelle Premier Commandement de la Capitale (PCC) en mai dernier, qui s'est soldée par 180 morts à Sao Paulo.

"Ici nous ne démissionnons pas, nous faisons face à ces organisations criminelles; il est certain que les attaques avaient aussi un côté politico-électoral. Cela n'a pas eu lieu par hasard", a affirmé M. Alckmin qui a gouverné l'Etat de 2001 à mars 2006, avant de quitter son poste pour se porter candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB) à la présidence.

"C'est un fait, il suffit que la population s'en rende compte, il y a eu un grand nombre d'actions délictueuses, non éclaircies, dans la politique brésilienne", a-t-il assuré, tout en se refusant à accuser un parti.

Le PCC est une organisation criminelle qui contrôle le trafic de drogue depuis les prisons, avec l'aide de complices à l'extérieur.

 

 

Pendant la campagne électorale, M. Alckmin a souvent été accusé par ses adversaires du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir) d'être responsable de la montée en puissance du PCC.

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