SAO PAULO, 23 oct 2006 (AFP) - Le gouvernement brésilien va se pencher sur la relance de son programme de construction de centrales nucléaires, selon des sources gouvernementales.

Dans un entretien paru lundi dans le quotidien économique Valor, la ministre chef de cabinet Dilma Rousseff, bras droit du président Lula, souligne que le gouvernement va examiner l'achèvement d'Angra III, centrale nucléaire dont la construction (dans l'Etat de Rio de Janeiro) a été stoppée il y a plus de vingt ans, mais aussi un programme de plusieurs centrales.

"A partir de maintenant une discussion claire non seulement à propos d'Angra III mais aussi sur un programme de centrales nucléaires est à l'ordre du jour au ministère de l'Energie et des Mines", indique Mme Roussef. "Pour atteindre un niveau d'efficacité économique, il faut avoir un ensemble de centrales nucléaires", ajoute-t-elle.

Selon Valor, le Conseil national de politique énergétique doit examiner peu après l'élection présidentielle du 29 octobre une proposition de construction de sept centrales nucélaires, y compris Angra III, d'ici 2025. L'objectif est de porter la part du nucléaire dans la production d'électricité de 2,5% à 5,6%.

Deux centrales nucléaire Angra I (657 MW) et d'Angra II (1350 MW), situées dans l'Etat de Rio de Janeiro, sont déjà en service, mais la troisième, Angra III, attend en pièces détachées le feu vert des pouvoirs publics brésiliens.

Mme Rousseff s'était jusqu'à présent opposée au sein du gouvernement au redémarrage de la construction de centrales nucléaires, principalement pour des raisons de coût du kilowatt nucléaire comparé à celui des centrales hydroélectriques.

"Notre position était qu'Angra III n'était pas mûr (pour entrer en service) d'ici 2010 parce qu'il y avait un stock de sources d'énergie moins chères", souligne Mme Rousseff. A présent "c'est fini", ajoute-t-elle.

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