Ce pourrait être l'image du jour, symptomatique d'un Brésil égaré. Devenu célèbre dans le monde entier pour avoir été le premier président élu démocratiquement au Brésil à être destitué par le parlement pour corruption (on parle ici d'enrichissement personnel éhonté, façon Carlos Meném en Argentine, et non de financement illégal d'activités politiques), Fernando Collor de Mello fait ici un retour fracassant, après avoir purgé sa période d'inéligibilité. Élu au premier tour dans l'Alagoas, le revoilà, hilare, au sénat, accompagné de sa femme (jeune et blonde, évidemment, attribut obligé du macho flambeur, comme Meném). On a aussi les élus qu'on mérite.

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