RIO DE JANEIRO, 6 sept 2006 (AFP) - Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré mardi soir que "tout n'est pas propre dans la démocratie" et qu'il n'avait pas de temps à perdre avec les accusations de corruption lancées par le parlement contre son gouvernement.

Lula a fait ces déclarations dans le nord-est du pays au cours d'un meeting de campagne pour sa réélection où il partageait la tribune avec son ancien ministre de la Santé Humberto Costa, mis en accusation par la police fédérale dans le cadre d'une enquête sur l'achat d'ambulances et de matériels sanitaires surfacturés.

Lula a dit être témoin de ce que Costa lui-même avait dénoncé à la police fédérale ces achats dans lesquels sont impliqués quelque 80 députés et sénateurs.

Le président a affirmé que Costa pourrait prouver qu'il a agi correctement avant d'ajouter: "de toutes façons cela fait partie de la démocratie. Tout n'est pas propre dans la démocratie".

Lula, donné réélu dès le premier tour de l'élection du 1er octobre dans les sondages, a dit qu'il ne s'inquièterait des accusations de corruption que si elles étaient lancées par un travailleur et non par le parlement.

"Ceux qui m'accusent à la tribune du Sénat ou de la Chambre (des députés) ne méritent pas que je perde mon temps" à répondre, a affirmé le président.

Le scandale dit des "sangsues" qui porterait sur 50 millions de dollars, concerne des parlementaires en exercice et d'anciens parlementaires de tous les partis politiques.

L'année dernière, le Parti des Travailleurs (PT) de Lula a été accusé de financements illégaux de campagnes électorales et d'achats de vote au parlement. Ces scandales qui ont entraîné la chute d'influents ministres et de la hiérarchie du parti sont au centre des campagnes électorales des candidats de l'opposition.

 

 

 

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