Les pays en développement veulent présenter un front uni à l'OMC
11 sept. 2006RIO DE JANEIRO, 10 sept 2006 (AFP) - Les pays émergents du G20 et les autres pays en développement moins avancés vont tenter d'aplanir à Genève leurs divergences afin de présenter un front uni pour la reprise du cycle de négociations de Doha sur la libéralisation du commerce mondial.
"Nous sommes tombés d'accord qu'il fallait engager immédiatement un travail pour affiner et rapprocher les positions sur les questions sur lesquelles il y a des nuances, des divergences", a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne Celso Amorim, à l'issue d'une séance de travail des 23 pays émergents du Groupe des Vingt (G20) et de quatre pays en développement.
Le ministre a souligné au cours d'une conférence de presse qu'une réunion du G20 élargie à d'autres pays en développement, "similaire" à celle de Rio, serait organisée "mi-octobre ou début novembre" à Genève pour harmoniser les positions.
"Nous voulons discuter des questions qui concernent les pays les plus pauvres ou les plus vulnérables avec des formules qui ne portent pas préjudice aux intérêts des pays exportateurs mais qui en même temps prennent en compte la situation des plus vulnérables", a expliqué le ministre brésilien.
"Nous ne devons pas permettre que les divergences dans le commerce Sud-Sud soient utilisées pour affaiblir notre position dans cette grande négociation qu'est le cycle de Doha", a estimé M. Amorim.
"Pour les pays en développement une impasse du cycle est une impasse du développement", a de son côté estimé le ministre indien du Commerce Kamal Nath. "Nous attendons une réponse du monde développé à la déclaration d'aujourd'hui", a-t-il indiqué, alors que les négociateurs des Etats-Unis, d'Europe et du Japon devaient rencontrer dimanche les participants à la réunion de Rio.
"Les pays les moins avancés pensent fermement que les négociations doivent reprendre immédiatement", a déclaré le ministre bangladais du Commerce Hafiz Uddin Ahmad, soulignant "les nombreux points communs" entre le G20 et les pays les plus pauvres.
"Nous sommes ici pour harmoniser les points de vue et pour que nous soyons plus forts à la reprise des négociations", a de son côté indiqué le ministre béninois du Commerce Moudjaidou Soumanou, au nom des producteurs africains de coton au sein de l'OMC.