SAO PAULO, 11 sept 2006 (AFP) - L'ex-colonel de la police militaire, Ubiratan Guimaraes, responsable de l'opération policière ayant causé en 1992 la mort de 111 prisonniers à la maison d'arrêt de Carandiru (Etat de Sao Paulo), a été assassiné dimanche, a-t-on appris lundi de source policière.

Guimaraes a été retrouvé mort dimanche soir, tué d'une balle dans le coeur, dans son appartement situé dans un quartier résidentiel du sud de Sao Paulo, a précisé lundi à l'AFP un porte-parole de la police.

Les enquêteurs n'ont pas établi pour l'instant s'il s'agissait d'une vengeance liée au massacre de 1992.

En 2001, le colonel à la retraite avait été condamné à 632 ans de réclusion pour sa responsabilité dans le massacre de Carandiru, avant d'être acquitté le 15 février dernier en appel, sans avoir passé un seul jour en prison.

Il avait été à la tête, le 2 octobre 1992 de l'opération lancée lors d'une mutinerie à la maison d'arrêt de Carandiru. Au cours de l'opération, 111 prisonniers avaient été tués par la police. On avait aussi dénombré 153 blessés dont 23 policiers.

Le colonel a toujours nié être le responsable du massacre. Il a reconnu néanmoins avoir laissé entrer 300 hommes des forces anti-émeutes armés de mitraillettes dans la prison.

Guimaraes était député de l'Etat de Sao Paulo pour le Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB, opposition), la formation de l'ancien président Fernando Henrique Cardoso, et candidat à la réélection lors des élections générales brésiliennes du 1er octobre.

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