LONDRES, 13 sept 2006 (AFP) - La famille du Brésilien Jean Charles de Menezes, victime d'une bavure mortelle de Scotland Yard après les attentats de Londres en 2005, a déploré mercredi la promotion d'une policière à l'origine de l'opération.

La pré-sélection de Cressida Dick pour la fonction de sous-directrice adjointe de la police de Londres est "une nouvelle gifle" pour les proches de Jean Charles de Menezes, 27 ans, abattu par erreur dans une station de métro.

Le 22 juillet 2005, au lendemain d'une vague d'attentats manqués et deux semaines après les quatre explosions dans les transports publics (56 morts, 700 blessés), l'électricien avait été pris pour un terroriste par des policiers qui lui avaient tiré sept balles dans la tête.

"Le processus judiciaire chargé d'établir qui est coupable de la mort d'un innocent n'a même pas commencé", a souligné la famille de Menezes par l'intermédiaire d'un porte-parole.

"Comment l'autorité de la police peut-elle avoir donné le feu vert à la promotion de Cressida Dick, quelqu'un d'impliqué de façon centrale dans l'affaire?", s'est indignée la famille.

Mme Dick a été interrogée dans le cadre de l'enquête. Peu après l'opération, elle avait indiqué dans un e-mail qu'elle assumerait toute la responsabilité de ses actes.

L'équivalent britannique du parquet a annoncé en juillet qu'aucun policier ne serait poursuivi. Scotland Yard, chargé de la lutte antiterroriste à l'échelle nationale, est en revanche poursuivi collectivement dans le cadre d'une loi sur la santé et la sécurité. La police pourrait être condamnée à une forte amende.

 

 

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