BRASILIA, 13 sept 2006 (AFP) - Le Brésil, l'Inde et l'Afrique du sud ont réclamé mercredi, lors d'une réunion au sommet à Brasilia, l'approbation dès cette année d'une réforme des Nations Unies consacrant l'élargissement du Conseil de sécurité à des pays en développement.

Les présidents Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil) et Thabo Mbeki (Afrique du sud) et le Premier ministre indien, Manmohan Singh, "ont réaffirmé leur conviction que le Conseil de Sécurité doit être élargi afin d'inclure des pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, tant dans la catégorie (des membres) permanente que non permanente", selon une déclaration commune du sommet.

Les dirigeants "ont réaffirmé leur engagement à rechercher ensemble une décision sur l'élargissement du Conseil avant la fin de l'année. Cet engagement sera recherché de manière urgente", ajoute la déclaration.

"Il est fondamental de parvenir à une décision (sur la réforme de l'Onu) en 2006", avait indiqué le président Lula à l'ouverture du sommet. "Il faut que le Conseil reflète le poids croissant des pays en développement sur la scène internationale. Sa composition refète un monde qui n'existe plus", a-t-il ajouté.

Le Brésil et l'Inde font partie avec le Japon et l'Allemagne, d'un groupe de pression (G4) qui réclame l'élargissement du Conseil de sécurité, composé de 15 membres actuellement (5 permanents et 10 non permanents), à 25 (11 permanents et 14 non permanents).

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