Brésil, Inde et Afrique du sud: la légitimité du FMI dépend de sa réforme
14 sept. 2006BRASILIA, 14 sept 2006 (AFP) - Le Brésil, l'Inde et l'Afrique du sud ont apporté mercredi leur soutien à une réforme du Fonds monétaire international (FMI) afin de réduire le "grave déséquilibre" entre pays en développement et économies développées, lors d'un sommet à Brasilia .
Les présidents Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil) et Thabo Mbeki (Afrique du sud) et le Premier ministre indien Manmohan Singh ont estimé que "la légitimité du FMI dépend d'une réforme fondamentale des quotes-parts et des droits de vote, qui doivent être davantage représentatifs des pays en développement", dans une déclaration conjointe publiée à l'issue du sommet.
Le système de quotes-parts et de droits de vote du FMI, adopté en 1944, est critiqué car il ne représente plus la réalité économique de ses membres.
"La réforme doit effectivement réduire le grave déséquilibre entre l'ample majorité de voix détenue par les économies avancées et la participation insatisfaisante des pays en développement", indique le communiqué.
Lors de son assemblée annuelle à Singapour, le FMI devrait approuver une réforme partielle pour relever dans un premier temps les quotes-parts de quatre pays: Chine, Corée du Sud, Mexique et Turquie, jugés particulièrement sous-représentés.
Un groupe de pays européens (Belgique, Pays-Bas ou Suède) craignent d'être marginalisés dans cette redistribution des cartes.
En Amérique latine et en Afrique, d'autres pays veulent également peser davantage dans les décisions du Fonds.