Le Rafale au Brésil: Dassault dément un projet de construction locale
16 oct. 200616/10/06PARIS, 16 oct 2006 (AFP) - Le groupe français Dassault Aviation a démenti lundi l'existence de discussions avec l'avionneur brésilien Embraer en vue de la fabrication au Brésil d'avions de combat Rafale pour les forces armées locales, une information publiée lundi par le quotidien français Les Echos.
"Nous démentons catégoriquement ces informations. Elles sont sans fondement. Le Rafale n'est pas à l'ordre du jour au Brésil", a indiqué un porte-parole de Dassault Aviation.
Selon le journal économique, "l'avionneur français étudie actuellement avec Embraer la possibilité de fabriquer l'appareil sur place pour les besoins des forces armées du pays" dans le cadre d'un transfert de technologie. Les Echos citent une source proche du groupe indiquant: "Le processus est amorcé. On les aide à spécifier leurs besoins".
Dassault avait pris une participation de 5,67% du capital d'Embraer à la fin des années 1990 en vue de proposer des Mirage 2000 à l'Etat brésilien dans le cadre d'un appel d'offres pour renouveler sa flotte d'avion de combat équipée de longue date de Mirage III français.
Après l'élection à la présidence de Lula, le gouvernement brésilien avait laissé passer la date limite de l'appel d'offres (du 31 décembre 2004) sans choisir aucun des cinq modèles qui étaient en lice: Embraer (Brésil)/Dassault (France) avec le Mirage 2000 BR; Avibras (Brésil) associé aux russes du consortium Rosoboronexport, fabricant du Sukhoi SU-35; Lockheed Martin, fabricant de l'avion américain F-16C; le consortium suédois-britannique Saab/BAe, avec le prototype Gripen JAS-39; et le russe Rac Mig, avec le MIG-29.
En mars 2005, le quotidien Estado de Sao Paulo, citant des officiers du commandement de l'armée de l'air, estimait que le Brésil pourrait finalement choisir le Rafale, dans le cadre d'une coopération entre Dassault et Embraer.
Pour l'instant, le pays s'est contenté de racheter à la France une douzaine de Mirage 2000 d'occasion.
Selon Les Echos, le programme de modernisation de la flotte pourrait s'accélérer, après la réélection attendue du président Lula.