200 Indiens mettent fin à l'occupation de la mine de fer de Carajas, Amazonie
20 oct. 2006RIO DE JANEIRO, 19 oct 2006 (AFP) - Deux cents Indiens d'Amazonie ont mis fin jeudi après-midi à deux jours d'occupation de la mine de fer de Carajas (Etat du Para, nord) du géant minier brésilien Companhia Vale do Rio Doce (CVRD).
La CVRD a annoncé dans un communiqué que les Indiens de l'ethnie Xicrin qui réclamaient une augmentation de l'aide annuelle que leur verse la compagnie "ont abandonné les installations de l'entreprise", précisant que les "activités reprendront ce jeudi même".
La CVRD verse 9 millions de reals (4,2 millions de dollars) aux Xicrin "à titre de responsabilité sociale".
"La CVRD ne procède à aucune exploitation minière en terres indigènes mais les Indiens n'en sont pas loin. La compagnie a un accord avec la Fondation nationale de l'Indien (Funai) pour aider volontairement les communautés indigènes", a expliqué à l'AFP une attachée de presse de l'entreprise.
"Près de 500.000 tonnes de minerai de fer n'ont pu être exportées" en raison de l'occupation, selon la CVRD qui a souligné "qu'elle n'acceptait pas de négocier avec les communautés qui utilisent des moyens illégaux pour obliger la compagnie à accepter leurs exigences".
La justice fédérale avait ordonné mercredi aux Indiens de quitter les lieux.
La CVRD a indiqué que quelques chefs Xicrin étaient restés dans l'enceinte de l'entreprise pour poursuivre les négociations.
Armés d'arcs et de massues, le visage peint aux couleurs de la guerre, les Xicrin avaient interrompu mardi le chargement du minerai de fer, paralysant la production quotidienne de 250.000 tonnes de minerai de fer, 40% de la production de la CVRD.
Les 15.000 employés de la CVRD étaient empêchés de travailler.
En 2005, la compagnie a produit 72,7 millions de tonnes de minerai de fer à Carajas.