source : Courrier International du 29 mai 2009
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Ceara, ninguém tira da cabeça !
Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy.
Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil.
On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto).
Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres.
Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher.
Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes.
Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer.
Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours.
L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres.
L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves.
Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués.
Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué.
L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées.
Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté…
Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant.
En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance.
Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures).
Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste.
Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable.
Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.)
Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions.
Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá.
Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin.
La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça !
Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude.
À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h.
Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins.
Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité !
Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan…
Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route.
Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller.
Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard.
Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant…
Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité.
Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio…
Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :
1000 kilomètres dans le sertão :
http://www.aquiceara.com/Pages_FR/FR/Video/Icapui_Cococi.html
Du Ceará au Maranhão :
http://www.aquiceara.com/Pages_FR/FR/Video/CearaMaranhao.html
merci à Gilles Chertier pour cet article.
Pesquisa do IBGE mostra que o percentual de adolescentes que tiveram filhos no Ceará diminuiu e é menor do que o registrado na Região Nordeste. Mas o número de jovens cearenses nessa situação ainda preocupa
O número de adolescentes grávidas no Ceará diminuiu nos últimos 15 anos. O percentual de jovens entre 15 e 17 anos que já tiveram filhos caiu de 4,04%, em 1992, para 3,23%, em 2007. Os dados da Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílio (Pnad) - realizada pelo Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE) no ano passado - mostram ainda que o percentual do Estado é menor do que o registrado na Região Nordeste, que foi de 3,66% em 2007.
Mesmo com a redução, os números ainda preocupam: são 15.783 adolescentes no Estado e 6.062 na Capital que já tiveram um ou dois filhos. A diretora da Maternidade-Escola Assis Chateaubriand, Zenilda Bruno, lembra que gravidez na adolescência é caso de saúde pública. "É um risco para essas jovens engravidarem tão cedo. Também é ruim porque mais da metade delas acabam abandonando a escola", avalia.
De acordo com Zenilda, o número de casos no Ceará diminuiu porque o acesso aos métodos anticoncepcionais ficou mais fácil. "A distribuição é gratuita nos postos de saúde", informa. Para se ter idéia da redução, em 1992, 747 jovens entre 15 e 17 anos declararam já serem mães de três filhos. Em 2007, todos os casos registrados foram de adolescentes que tiveram, no máximo, dois filhos.
Segundo o IBGE, a taxa de fecundidade das adolescentes caiu em todas as regiões do Brasil. As maiores reduções foram no Nordeste e no Sudeste. A pesquisa também aponta que a queda foi maior no grupo de jovens com renda mais elevada. "A maioria das que engravidam é de classe social mais baixa e com pouco tempo de estudo", observa o chefe da unidade estadual do IBGE, Francisco Lopes. "E depois que engravidam, muitas não concluem os estudos", acrescenta.
A estudante Flaviana Barbosa, que mora em Fortaleza, pode ser considerada uma exceção. Mesmo engravidando aos 15 anos, ela conseguiu concluir o ensino médio e hoje - aos 21 anos - cursa Publicidade e Propaganda. "Estudava à noite e minha mãe ficava com o meu filho", explica. Mas ela conta que não foi fácil. "Meus pais ficaram tristes porque eu ainda era uma criança. Disseram que tinha de assumir a responsabilidade". Flaviana precisou conciliar os estudos com o trabalho. "Tive de começar a trabalhar cedo. E todo dinheiro que recebia era só para pagar a creche dele. Não ficava com nada", lembra.
De acordo com a Secretaria da Saúde do Estado, de janeiro a setembro deste ano já foram confirmados 195 casos de leishmaniose visceral em 52 municípios, com 11 óbitos. Só no Hospital São José, 95 pacientes foram internados este ano por causa da doença
Febre alta em dias alternados e baço aumentado. Apenas dois meses depois do aparecimento dos sintomas é que a dona-de-casa Marlene Vieira, que mora em Tianguá, descobriu que Leonardo, 5 anos, tinha leishmaniose visceral (LV). O menino está internado há 18 dias no Hospital São José (HSJ). Mateus, 5 anos, que mora no bairro Panamericano, em Fortaleza, também teve o mesmo diagnóstico e ainda continua no São José. A doença, causada por um parasita transmitido pelo mosquito flebótomo, quando não é tratada adequadamente pode causar a morte. Ontem, seis pacientes estavam internados no HSJ em conseqüência da doença, dos quais três crianças.
Segundo a Secretaria da Saúde do Estado (Sesa), de janeiro até o último dia 29, foram confirmados 195 casos de LV em 56 municípios cearenses com 11 óbitos. Durante todo o ano de 2007, foram 656 casos. Em Fortaleza, são 113 casos e sete mortes de janeiro a 29 de setembro deste ano, de acordo com a Secretaria Municipal da Saúde (SMS). No mesmo período de 2007, foram 204 casos de calazar humano com 13 mortes. O filho de Regina Márcia, Breno, 14, que mora na Barra do Ceará, está com a doença. "Ele estava muito cansado, pálido". O adolescente está há sete dias no HSJ. A dona-de-casa observa que na área onde mora tem muito cão no meio da rua. Segundo ela, o animal que tem casa foi examinado, mas ainda não soube do resultado.
O diretor do HSJ, Anastácio Queiroz, observa que estudos mostram que apenas 12% dos infectados adoecem. As pessoas desnutridas são as mais suscetíveis a desenvolver a doença. "Eventualmente, uma pessoa bem nutrida tem leishmaniose." Ele acrescenta que este ano 95 pessoas foram internadas na unidade para tratar a doença e seis morreram. Queiroz diz que é preciso fazer o controle dos cães, tratar precocemente os doentes a fim de barrar a transmissão.
Quando a pessoa é picada pelo mosquito infectado, os parasitas entram nas células de defesa do organismo do indivíduo, multiplicando-se na medula óssea, por isso causa anemia. Além disso, atinge o baço, fígado, que ficam com o tamanho aumentado. Como no início os sintomas podem ser semelhante a outras doenças, o médico alerta que, quadro de febre por mais de duas semanas sem diagnóstico definido deve ter investigação diferencial como LV. "Quanto mais cedo a doença for descoberta e tratada, menor risco de agravamento."
Bergson Moura, do Programa de Calazar da Sesa, explica que o cão é o principal foco de infecção. Porém, a doença pode ser transmitida do animal para o homem e do homem para o animal. Isso porque o indivíduo infectado ao ser picado pelo mosquito mantém a cadeia de transmissão.
FIQUE POR DENTRO
A leishmaniose é uma doença causada por um parasita transmitido pelo mosquito. O cão é o principal reservatório na cadeia de transmissão da doença tanto no tipo visceral como cutânea (feridas na pele).
A doença não é transmitida de uma pessoa doente para outra saudável.
Se não for tratada adequadamente, pode matar.
O mosquito pica um cão sadio que se contamina. No organismo do cão, a leishmania (protozoário) se desenvolve. Então um mosquito pica este cão e se picar outro animal ou uma pessoa pode contaminá-la.
"2 859 personnes ont été assassinées depuis le début de l'année dans l'Etat de Rio de Janeiro", rapporte le quotidien argentin Página 12. Depuis la mise en place de la politique de sécurité par le chef de l'Etat fédéral, Sérgio Cabral, les confrontations directes entre policiers et criminels ont augmenté. "En donnant presque carte blanche aux policiers, ce système a amplifié la violence préexistante", indique le journal.
Selon un rapport de la Commission des droits de l'homme, les forces de l'ordre seraient responsables de près de 48.000 homicides chaque année au Brésil, un record au niveau mondial. En France, 8 personnes ont trouvé la mort dans des confrontations avec les forces de l'ordre, aux Etats-Unis le chiffre s'élève à 370. Aux violences commises par les policiers s'ajoute la lutte entre narcotrafiquants et milicianos [bandes paramilitaires souvent dirigées par des membres de la police] pour le contrôle des 750 favelas de Rio de Janeiro et des villes voisines.
"Malgré une baisse des assassinats de 9,7 % par rapport au premier semestre 2007, l'absence de politique sociale et la violence
liée à la lutte contre le trafic de drogue laissent peu d'espoir de voir la criminalité diminuer dans un avenir proche", conclut Página 12.
03/10/08
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Boudée par le grand public sur sa terre d'origine, elle doit son succès à des tubes qui ont séduit l'Europe et les États-Unis.
Le 1er janvier 2008, les éditoriaux de la grande presse de Rio n'ont pu s'empêcher d'afficher leur consternation : alors que la bossa-nova fête, cette année, ses cinquante ans, le maire n'a programmé aucun de ses tubes mythiques pour le concert de fin d'année.
Lorsque les feux d'artifice se sont achevés, les deux millions de personnes éparpillées sur la plage de Copacabana ont commencé à se trémousser sur des airs de funk brésilien, la musique des favelas, qui exalte le sexe et raconte la dure vie quotidienne, marquée par la violence policière et le racisme.
L'épisode ne pouvait mieux rappeler à quel point la bossa-nova n'a jamais réussi à pénétrer le Brésil populaire. « D'autant qu'aucun effort n'est fait pour faire connaître la bossa-nova dans les couches populaires », regrette Carlos Alberto Afonso, propriétaire de la libraire musicale Toca do Vinicius, à Rio de Janeiro, et l'un des meilleurs spécialistes de la bossa-nova. Ses inventeurs l'ont-ils même voulu ?
Le succès planétaire de Stan Getz
À la fin des années 1950, c'est dans les appartements d'Ipanema, quartier chic de Rio de Janeiro, que se fomente cette petite révolution. Pour la première fois, des jeunes de l'élite brésilienne font une intrusion sur le terrain de la création musicale, historiquement dominé par les noirs et les métis issus des classes populaires.
À l'origine, on trouve le guitariste à la voix intimiste João Gilberto, le compositeur António Carlos Jobim, dit Tom Jobim, le poète chanteur Vinicius de Morães, et aussi Carlos Lyra, Luiz Bonfa ou Roberto Bôscoli. Ensemble, ils détournent le rythme traditionnel de la samba, rajoutent une pointe de jazz, empruntent à Debussy, Ravel, ou encore au compositeur brésilien Villa-Lobos. En 1958, c'est João Gilberto qui donne le coup d'envoi, en susurrant Chega de Saudade. La « bossa-nova », littéralement « nouveau style », est née !
Le genre incarne à merveille l'optimisme de l'époque. En 1958, le Brésil vient d'emporter sa première coupe du monde de football et construit une capitale en plein désert, Brasilia. Pour les musiciens, il s'agit d'enterrer le boléro et ses paroles larmoyantes autour de la passion incomprise, pour lui substituer une vision solaire de l'amour, des jeunes filles à la peau dorée marchant sur la plage. La bossa-nova se revendique cosmopolite.
En novembre 1962, Tom Jobim et les autres ont droit aux honneurs du Carnegie Hall, à New York. L'année suivante, le saxophoniste américain Stan Getz lance une adaptation de la Garota d'Ipanema, un tube de bossa-nova, en compagnie de João et Astrud Gilberto. Ce sera The Girl of Ipanema, un succès mondial.
En séduisant Paris, New York et Tokyo, les musiciens ont tourné le dos au grand public brésilien et à ses préoccupations. À cinquante ans, la bossa-nova reste ce qu'elle a toujours été : une délicieuse musique faisant croire aux élites que le Brésil est en Europe ou aux États-Unis.
La contribution d'Henri Salvador. Tom Jobim, le grand musicien brésilien a vu dans la chanson Dans mon île, d'Henri Salvador (mort en février 2008), la naissance de la bossa-nova, une décennie plus tôt. En l'écoutant, il aurait alors dit : «C'est ça qu'il faut faire, ralentir le tempo de la samba...»
http://www.ouest-france.fr/La-bossa-nova-fete-ses-cinquante-ans-/re/actuDet/actu_3639-713201------_actu.html
La déforestation de l'Amazonie se poursuit à un rythme plus de deux fois supérieur à celui de l'an dernier, ont annoncé les autorités brésiliennes lundi, reconnaissant un brutal inversement de tendance après trois ans de baisse du rythme de déforestation.
La destruction de l'Amazonie a augmenté de 228% en août, comparé au mois d'août 2007, selon un rapport de l'Institut national brésilien pour la recherche spatiale. Quelque 756 kilomètres carrés de forêt tropicale ont ainsi été rayés de la carte en août, contre 230 kilomètres carrés en août 2007.
L'institut, qui utilise des images satellites pour ses observations, estime que les dommages subis par l'Amazonie sont probablement pires que ne le révèlent les chiffres, car ses chercheurs n'ont pu recueillir aucune donnée pour 25% de la region en raison de la couverture nuageuse.
Selon le ministre de l'Environnement Carlos Minc, cette forte aggravation de la déforestation s'explique en partie par les élections nationales à venir, les maires dans la région de l'Amazonie se montrant complaisant envers les exploitants forestiers illégaux dans l'espoir de gagner des voix.
Mais les défenseurs de l'environnement pointent surtout du doigt la hausse des cours mondiaux des denrées alimentaires, qui incite les producteurs de soja et les éleveurs à couper la forêt pour avoir de nouvelles terres à exploiter.
Les élections jouent sans aucun doute un rôle, mais "la tendance (...) est profondément liée au fait que les prix des denrées augmentent", souligne Paulo Adario, qui coordonne la campagne Amazonie de Greenpeace. "En période d'élections, la détermination des autorités à faire appliquer les lois est réduite", note-t-il. "Mais le gouvernement fédéral doit intervenir et faire son travail."
Le gouvernement brésilien a exprimé vendredi son "inquiétude" sur l'approbation du pacte européen concernant l'immigration et l'asile signé jeudi par les ministres de la Justice de tous les pays membres de l'Union européenne.
Le ministère brésilien des Relations étrangères considère que le pacte représente une inquiétante escalade des mesures prises par l'Europe, qui pourraient renforcer l'opinion négative sur la migration et violer les droits humains.
"Le Brésil accueille généreusement et sans discrimination des millions d'étrangers, des Européens pour le plupart", a fait remarquer le ministère dans un communiqué. Le Brésil souhaite que les pays européens puissent "prendre en considération leur propre histoire et les bénéfices de la migration, éviter les attitudes qui créent de nouvelles divisions entre les pays d'émigration et les pays d'immigration", ajoute le communiqué.
Selon le texte, le gouvernement brésilien suivra attentivement toute mesure qui pourrait affecter la vie des citoyens brésiliens.
Les relations entre le Brésil et l'Espagne se sont dégradées depuis février dernier, lorsque l'Espagne a expulsé plusieurs Brésiliens qui avaient essayé d'entrer dans le pays européen.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-09/27/content_729863.htm
Les autorités brésiliennes ont présenté des excuses, lors d'une cérémonie officielle à Brasilia, à treize des victimes de la dictature militaire entre 1964 et 1985.
Contrairement à l'Argentine et au Chili, le Brésil n'a jamais jugé les responsables de meurtres et de tortures sous le régime militaire car une loi d'amnistie a été votée en 1979. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a souligné à plusieurs reprises la nécessité de tourner la page et de pardonner.
Une commission du ministère de la Justice, baptisée "la caravane de l'amnistie", parcourt le pays depuis avril pour demander aux victimes de pardonner et leur verser des indemnités.
Une cérémonie publique a été organisée dans la capitale en présence de plusieurs évêques catholiques, un geste symbolique en mémoire des centaines d'opposants assassinés et des milliers d'autres torturés sous la dictature.
"L'objecif, c'est la paix, la réconciliation et le pardon", a souligné Paulo Abrao Pires Jr, qui dirige la "caravane de l'amnistie". Celle-ci a déjà admis que l'Etat fédéral brésilien était coupable de violations des droits de l'homme dans 172 cas. Elle doit examiner encore 25.000 plaintes.
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20080927090429158172194810700_brf015.xml
La compagnie nationale du Brésil Petrobras a confirmé jeudi l'existence d'un champ de gaz et de pétrole dans la région sud-est après une découverte au début de cette année.
Petrobras a annoncé en janvier qu'il avait découvert ce champ sous le nom de Jupiter, à 290 km environ de la côte de Rio de Janeiro.
Ce champ pétrolifère qui se situe à une profondeur de 5.773 mètres dans l'océan Pacifique a été exploité par un consortium entre Petrobras et Galp Energy, une société portugaise.
En plus de gaz naturel et de pétrole, des experts ont trouvé aussi du dioxyde de carbone dans ce champ.
Petrobras n'a pas encore défini la capacité totale de Jupiter. Cependant, les volumes de gaz et de pétrole seront estimés après que les échantillons fluides du champ de pétrole auront été analysés et des nouveaux puits auront été forés, a annoncé cette compagnie.
Jupiter est un des champs de pétrole découverts au Brésil l'année dernière. Ces champs devraient faire du Brésil un pays majeur de l'exportation du pétrole.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-09/26/content_729020.htm
Pour aller de São Luis aux Lençois, il suffit de prendre un car, à la gare routière, je crois que ça dure environ 3h (je l’ai fait en voiture donc avec les arrêts photo… )
A São Luis on était un peu à l’écart (plus pratique quand on a une voiture) :
Pousada da Praia. Rua dos Magistrado n°10
Praia do Olho d’Agua
Chambres de R$45 à R$75 avec petit déjeuner.
Situé entre une réserve de l’Ibama et la mer, très bel endroit très calme.
http://www.pousadapraia.com.br/
Sinon, il y a des adresses dans le centre (c’est plutôt bruyant).
Alcantara c’est une île en face de Sao Luis, sa visite n’est pas obligatoire mais la balade en bateau est sympa, quand la mer est bonne…
Un guide qui nous a branché quand on a été à Alcantara. On a passé la journée et une bonne partie de la soirée (Tambor de criola)avec lui. Un jeune homme très sympa et qui a des prix tout à fait abordables vu le service rendu :
Ysidio.
98 99 82 88 16
A Barreirinhas (Lençois) :
Pousada Brisa do Mar
Rua Anacleto de Carvalho,443-Centro
Tél : (098) 3349-0595
Une dizaine de chambres très simples mais très propres, douche et WC dans la chambre, il y a même un frigo et un hamac, si mes souvenirs sont exacts.
Petit-déjeuner copieux au bord de la rivière. R$60 la nuit.
Les patrons sont très sympas. Ils proposent une super ballade en bateau sur le rio Preguiça qui vaut vraiment le déplacement, avec arrêt repas, on peut voir des singes très marrants. 6h de ballade pour R$200, plus on est nombreux moins ça coûte cher.
On a également, par leur biais, pu aller visiter un engenho de farine de manioc dans un petit village sur la rivière : très instructif.
Et le must à Barreirinhas, le survol en avion, c’est un poil cher mais c’est autre chose que de se
contenter de voir les Lençois du camion à touristes !
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À un moment où la plupart des pays occidentaux vivent la grogne de la hausse des prix à la pompe, le Brésil débat actuellement de son avenir comme géant du pétrole après la localisation à 250 kilomètres au large des côtes du pays de gisements pétrolifères considérés comme les plus importants à avoir été découverts depuis 30 ans.
Les huit gisements trouvés par Petrobras (Tupi, Carioca, Jupiter, Guara, Iara, Bem-Te-Vi, Caramba et Parati) font saliver en raison des premières évaluations qui indiquent que ceux-ci pourraient contenir entre 50 et 110 millions de barils. Par comparaison, les réserves trouvées au Venezuela, aux États-Unis et au Canada étaient respectivement de 87 milliards, 29,4 milliards et 27,6 milliards de barils à la fin de 2007, selon le département américain de l'Énergie. Que fera Lula?
Si le président Lula a déclaré vouloir utiliser cette manne pour éradiquer la pauvreté, les spéculations vont bon train sur les règles financières qui seront mises en place pour l’exploitation des réserves de pétrole. Chose certaine, le système actuel des concessions qui oblige les entreprises à verser des redevances très faibles à l'État sera transformé.
Mais que fera président Lula qui a ordonné la suspension de toutes les enchères pour les nouvelles concessions de la zone «pré-sel», appelée ainsi en raison de la couche de sel de 2000 mètres qui recouvre les gisements enfouis à près de 7000 mètres sous le niveau de la mer?
Selon les rumeurs, la sortie cette semaine du rapport de la commission interministérielle chargée d’étudier toutes les hypothèses d’exploitation précèdera l’annonce que fera sous peu le gouvernement brésilien de la possible formation d'une compagnie pétrolière nationale qui pourrait détenir 100% des réserves de pétrole contenues dans les gisements.
http://argent.canoe.com/lca/infos/international/archives/2008/09/20080924-170600.html
Soulignant le lien inextricable qui existe entre la montée du prix du carburant et la crise alimentaire, le président du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva, a réclamé mardi à l'ONU une nouvelle architecture financière mondiale capable de damer le pion aux spéculateurs.
«Nous ne devons pas permettre que le fardeau de l'avidité sans limite d'une poignée de gens ne retombe sur les épaules de tous», a déclaré le président Lula da Silva lors de son intervention à l'Assemblée générale de l'ONU, citant l'économiste brésilien Celso Furtado.
«L'euphorie des spéculateurs est la cause de l'anxiété de peuples tout entier alors que se déroulent des désastres financiers qui menacent l'économie mondiale». «L'intervention indispensable des autorités étatiques a défié les fondamentalistes du marché et montre que l'heure est aux décisions politiques», a-t-il lancé.
Affirmant que les «institutions économiques internationales n'ont ni l'autorité ni les instruments qu'il faut pour contenir l'anarchie spéculative», le président Lula a appelé à les «reconstruire sur des fondations entièrement nouvelles».
«La nature mondiale de cette crise signifie que les solutions que nous adoptons doivent être aussi mondiales, décidées dans le cadre d'un forum légitime et digne de confiance, et non pas imposé», a plaidé le président du Brésil.
Evoquant la crise alimentaire, il a souligné sa propre «obsession concernant le problème de la faim».
Depuis 2003, le Brésil a créé 10 millions d'emplois, redistribué la richesse, amélioré les services publics, tiré 9 millions de personnes de la pauvreté extrême et amené 20 millions d'autres dans la classe moyenne. Tout cela dans un environnement de croissance, de stabilité économique, de vulnérabilité extérieure réduite et d'une forte démocratie, a expliqué le chef de l'Etat brésilien.
Il a insisté sur les liens profonds entre la crise alimentaire et la crise énergétique, mais il a fermement contesté le rôle des biocarburants dans la crise alimentaire.
«L'expérience du Brésil montre que la production d'éthanol à partir de la canne à sucre et des biodiesel réduit notre dépendance aux énergies fossiles, créent des emplois, régénèrent les terres dégradées et sont pleinement compatibles avec la croissance de la production alimentaire», a-t-il dit.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=17363&Cr=br%C3%A9sil&Cr1=assembl%C3%A9e
Le Brésil fait beaucoup mieux que les Etats-Unis : il a huit Barack Obama. Tous ont emprunté le nom du sénateur de l'Illinois pour se présenter aux élections municipales des 5 et 26 octobre. Ces petits malins ont profité d'une faiblesse de la loi qui permet aux candidats de s'inscrire sous le patronyme de leur choix, pourvu qu'il n'offense personne.
Brésil et le large écho qu'y propage la campagne américaine les ont conduits tout naturellement à s'identifier à lui, au plein sens du terme. Certains l'ont fait sans trop forcer leur nature. C'est le cas de Claudio Henrique dos Anjos, 39 ans. Il brigue la mairie de Belford Roxo, au nord de Rio de Janeiro.
Outre le fait d'être noir, condition nécessaire mais pas suffisante pour convaincre, il porte beau. Grand, élégant, bon orateur, il a repris à son compte des morceaux de discours prononcés par son idole. Et, en prime, il parle anglais. "J'entrerai dans l'histoire comme le premier maire noir de ma ville", promet-il. C'est possible car sa roublardise fonctionne : avant de se rebaptiser Obama, il traînait en 3e position dans les sondages. Aujourd'hui, il fait la course en tête, au coude-à-coude avec l'ancien favori.
Depuis quelques semaines, le Brésil est saisi d'une fièvre électorale. Le vote étant obligatoire au-dessus de 18 ans, sous peine d'amende, 130 millions d'électeurs - sur 190 millions d'habitants - sont attendus aux urnes. Ils désigneront 5 500 maires et choisiront leurs conseillers municipaux parmi quelque 350 000 postulants. Le vote est facultatif pour les jeunes âgés de 16 à 18 ans, les seniors de plus de 70 ans et les analphabètes (un adulte sur dix ne sait ni lire ni écrire, selon une récente enquête).
La démocratie locale brésilienne est sans doute l'une des plus vibrantes du monde. Elle s'ouvre au plus grand nombre et veut faire oeuvre de pédagogie en essayant de combattre la corruption et le clientélisme. Il est conseillé à l'électeur de ne pas gaspiller son vote, d'examiner de près le curriculum des candidats, de vérifier ce qu'ils ont accompli dans le passé, surtout "s'ils promettent la lune". Les partis politiques sont tenus d'observer des règles d'équité. Il leur est interdit par exemple de mêler politique et musique en organisant des shows, ou de distribuer dans la rue des tee-shirts ornés du nom d'un candidat.
L'essentiel de la campagne se joue à la radio, et surtout à la télévision, présente dans chaque foyer, lors de deux programmes quotidiens d'une demi-heure. Le plus suivi occupe l'horaire noble - de 20 h 30 à 21 heures - juste avant la "novela", le grand feuilleton du soir. Chose cruciale pour la démocratie, cette propagande, qui s'étale sur quarante-cinq jours, est gratuite.
Mais la répartition du temps de parole favorise les grands partis : un tiers est distribué de manière égalitaire entre toutes les formations, deux tiers sont alloués au prorata de leur nombre de députés à Brasilia. Il n'empêche : le plus modeste candidat à un conseil municipal s'efforce de convaincre son parti qu'il sera bon à la télé, et se montrera un efficace "tireur de voix".
Des dizaines d'inconnus au niveau national ont la chance de vivre leurs "quinze secondes de gloire". Encore s'agit-il d'une formule optimiste. Car la multiplicité des partis et des candidatures réduit drastiquement le temps laissé à chacun. A Rio, l'immense majorité des candidats dispose de moins de cinq secondes pour s'exprimer. Juste assez pour lancer un slogan, donner son nom, son prénom et son numéro, celui que l'électeur est invité à composer sur un clavier électronique le jour du vote.
Les mots d'ordre sont concis : "Pour une société juste", "Vous voulez le changement, moi aussi", "Nous allons travailler avec beaucoup d'amour", "Vous me connaissez, votez pour moi", ou encore "Je serai le conseiller municipal qui dit non". Candidat à Rio, Paulo Heraclito réussit, en dix secondes, à évoquer trois thèmes : les impôts, la santé et l'avortement. "Il faut, dit-il, apprendre à faire court, éliminer les adjectifs et les adverbes."
Mais que valent, au Brésil, des paroles sans musique ? Samba, pop-rock, hip-hop : tout est bon pour rythmer le jingle, la signature musicale du candidat, qui l'accompagne et le distingue pendant toute sa campagne. A Rio, le favori, Eduardo Paes, a poussé le luxe jusqu'à diffuser deux versions de son jingle, l'une pour piano, un peu mélancolique, l'autre plus rapide, dans le style world music. L'un de ses rivaux, Marcello Crivella, ancien "évêque" d'une église évangélique, a renoncé au gospel au profit d'un air de marche, style carnaval.
Il faut aussi soigner le "cri de guerre", ces quelques mots crachés, en prélude au jingle, par les haut-parleurs des camionnettes qui sillonnent lentement les rues. Exemple : "L'heure est arrivée, mon peuple ! Haaaahhhhh !" Même lors des réunions en petit comité, l'auditoire apprécie qu'un candidat pousse la chansonnette.
Dernier souci, et pas des moindres : soigner son image, et d'abord son visage. Beaucoup admettent volontiers avoir, sur leurs affiches de campagne, chassé leurs rides et embelli leur teint au moyen de l'arme suprême du moment : le logiciel Photoshop, qui permet tous les trucages. D'autres reconnaissent avoir eu recours à la chirurgie esthétique, chose banale au Brésil. Certains n'ont cure de leur image. A Fortaleza, la candidate du parti au pouvoir, Luizianne Lins, n'enlèverait pour rien au monde le piercing en forme d'étoile qui orne son nez. Elle se qualifie elle-même de "marxiste ésotérique".
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Courriel : langellier@lemonde.fr.
Jean-Pierre Langellier
« A Rio de Janeiro, la police tue trois personnes par jour », a déclaré Philip Alston, rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et professeur de droit à la faculté de droit de la New York University (NYU), selon un communiqué du Haut Commissariat aux droits de l'homme (HCDH).
« En somme, la police est responsable d'un meurtre sur cinq », affirme M. Alston qui a remis son rapport à l'issue d'une mission au Brésil où il a rencontré des représentants gouvernementaux, des responsables de la police, de nombreuses organisations non gouvernementales locales et plus de 40 témoins d'abus des droits de l'homme.
Selon l'expert, l'opinion publique au Brésil est peu critique sur cette question, notamment parce que la population est sceptique sur le fait que l'application normale du droit soit efficace contre les gangs de la drogue. A Rio, la police a eu recours à des « méga-opérations » qui ont en réalité fait beaucoup plus de mal aux populations qu'aux gangs, a déploré Philip Alston qui les qualifie d'opérations de relations publiques « coup de poing ».
Une opération menée dans la favela « Complexo de Alemão » a ainsi impliqué 1.450 policiers avec pour résultat la capture de 2 mitraillettes, 6 révolvers, 1 pistolet mitrailleur, 2.000 balles et 300 kg de drogues. Au cours de l'opération, 19 personnes ont été tuées de façon sommaire. L'expert auprès des Nations Unies a aussi confirmé la pratique des « escadrons de la mort » ainsi que des milices. Nombre de policiers luttent contre les gangs de la drogue en service et servent de bras armé au crime organisé pendant leurs « jours de repos ».
Ces milices sont engagées pour tuer des hommes d'affaires, des policiers ou des rivaux ainsi que pour éliminer les activistes autochtones ou agricoles.
Par exemple dans l'Etat du Pernambouc, dans le nord-est du pays, près de 70% des homicides sont commis par ces milices. En dépit des efforts du nouveau gouverneur pour y faire face, la centaine de personnes arrêtées ne représente que la partie émergée de l’iceberg.
Les principales raisons à tout cela se trouvent en partie dans le fait que les policiers sont souvent mal payés et que le système judiciaire n'aboutit que rarement à des condamnations même dans le cas des meurtres ordinaires. A Sao Paulo, 10% des homicides seulement sont jugés et la moitié aboutit à des condamnations.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=17292&Cr=Br%E9sil&Cr1=police