L'UE promet d'améliorer son offre agricole si le cycle de Doha est relancé
11 sept. 2006RIO DE JANEIRO, 10 sept 2006 (AFP) - L'Union européenne s'est engagée, dimanche à Rio, à consentir davantage de concessions aux pays émergents en matière agricole et à maintenir sur la table les offres d'ouverture de son marché déjà faites si les négociations du cycle de Doha sont rapidement renouées.
"Nous avons beaucoup à perdre si nous échouons", a déclaré le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, devant les ministres des pays émergents du G20 à Rio de Janeiro.
"Ce n'est pas le moment de rouvrir et encore moins de déchirer ce que nous avons déjà obtenu", a-t-il estimé dans une déclaration remise à la presse.
"Je ne vais pas le faire" mais "un report sine die inévitablement débouchera sur une évaporation des offres" a estimé M. Mandelson. "Nous devons revenir à la table des négociations aussi vite que cela est possible politiquement et humainement".
"Nous devons tous mettre davantage sur la table", a souligné M. Mandelson. L'Europe doit "rapprocher la moyenne de ses droits de douane sur les produits agricoles de 39% selon sa proposition actuelle de la réduction moyenne réclamée par le G20", a indiqué le commissaire européen.
"Nous pouvons aussi améliorer notre offre en matière de subventions intérieures", a-t-il ajouté, tout en précisant que l'UE atteindrait ainsi la limite des concessions possibles. "Ce sera le dernier geste que nous pouvons faire", a-t-il ajouté.
"Les Etats-Unis doivent faire une nouvelle proposition durant cette période pour réduire en termes réels" les subventions intérieures qui perturbent le commerce, a par ailleurs souligné M. Mandelson.
Selon lui "un geste (des Etats-Unis) est la condition pour débloquer ce que d'autres peuvent faire dans le cadre d'un accord global".
M. Mandelson a estimé qu'il y aurait une "fenêtre de tir" pour parvenir à un accord entre les élections à mi-parcours de novembre aux Etats-Unis et le printemps.
Le négociateur européen a encouragé les pays du G20 à faire en sorte que les offres qu'ils feront sur les produits non agricoles et les services dans les mois à venir représentent "une nouvelle ouverture de marché même si elles restent modestes".